Pourquoi les réseaux sociaux utiles pour les entreprises et les chercheurs d'emploi ?

Pourquoi les réseaux sociaux sont utiles

pour les entreprises et les chercheurs d'emploi ?

 

Pourquoi le réseau social ou social networking ?

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Pourquoi les réseaux sociaux utiles pour les entreprises et les chercheurs d'emploi ?

NETWORKING ou NOT WORKING

C'est ainsi que les Nord-américains résument l'impact du réseau sur une carrière. Autrement dit, si vous ne savez pas créer et entretenir un réseau, vous courrez plus de risques de vous retrouver sur la touche professionnellement. La formule peut paraître lapidaire, et pourtant elle parlera sans doute à tous ceux qui ont multiplié les candidatures spontanées, compilé les offres d'emploi, pourchassé les chasseurs de têtes... sans aucun résultat. Et à tous ceux qui, dans le cadre de leur travail, ou pour en changer, ont fait appel à un ancien collègue, à un camarade de club - qu'il soit d'affaires ou sportif - ou à cet intéressant M. X, rencontré à une soirée de Y. «Le réseau est partout... sauf où il devrait être en premier lieu. Il est très peu enseigné dans les écoles et les universités françaises, alors qu'il fait partie intégrante du cursus éducatif anglo-saxon. Il est vrai que la plupart des jeunes diplômés français sont formés à cette idée que la réussite est affaire de brio intellectuel, de cartésianisme et de compétence, tandis que l'aptitude à se créer un carnet d'adresses, pourtant fondamentale, est pudiquement occultée. Le terme même de "réseau" est associé à quelque chose de plus ou moins honteux. Il évoque le piston, les réseaux mafieux, voire les sectes. A l'inverse, le «networking » est entendu, en Amérique du Nord, en Grande-Bretagne, comme une activité tout à fait saine, honorable, et même indispensable». Question de culture: le monde anglo saxon est marqué par l'éthique protestante, qui fait de la réussite professionnelle un signe d'élection et un processus régulièrement vérifié et validé par la communauté des membres. D'où l'importance de maintenir avec cette communauté des liens de confiance et de réciprocité. Au contraire, la tradition catholique a conservé une antique méfiance à l'égard de toute activité concourant à l'accroissement de son bien matériel: le réseauteur est forcément un judas. «La première chose à faire, quand on se lance dans le networking, c'est de se décomplexer».

COMMENCER à L’éCOLE

Pas besoin pour cela de psychanalyse, mais d'une simple prise de conscience. Après tout, on utilise bien ses relations pour trouver un bon dentiste, une nounou fiable, un lieu de vacances. Pourquoi ne pas les solliciter pour sa carrière ? Il suffit de méthode, de principes et, pour atteindre le sommet de la discipline, d'une certaine subtilité dans l'art aléatoire des relations humaines. De trop nombreux cadres ne s'intéressent au networking qu'en cas de nécessité, après une perte d'emploi. C'est souvent trop tard. Un réseau demande plusieurs années de soins avant de produire ses premiers fruits. Et en agissant dans l'urgence, vous risquez de paraître surtout angoissé ou plein d'amertume, sans doute fort légitime mais peu efficace. Le réseau n'est pas un bon samaritain. Il ne vous apporte que s'il sent un retour possible. Il faut donner avant de recevoir et construire des relations avec le temps. Pour former un efficace filet de sécurité professionnelle, le réseau doit être initié tôt (dès les premiers stages en entreprise) et entretenu tout au long de sa carrière. Même s'il n'est jamais trop tard pour s'y mettre.

PAS DE RéSEAU SANS PROJET

Le réseau ne peut être fécond que s'il est animé par une dynamique et une stratégie de carrière, les experts préconisent tous la même démarche: évaluer ses besoins et ses buts professionnels (mieux connaître le monde de la téléphonie mobile, se perfectionner en gestion de la relation client, se préparer à un poste de directeur marketing ... ) avant de se connecter aux personnes, aux clubs, aux associations en rapport avec ces objectifs. Au moins une fois par an, il faut revoir le positionnement de son réseau par rapport à l'orientation de sa carrière, et agir sans délai en cas de divergence: se désengager des cercles où vous n'apportez plus grand-chose, et réciproquement, pour s'investir dans ceux qui peuvent vous porter au niveau visé. Les plus grands networkers sont ceux qui n'hésitent pas à donner d'eux-mêmes, à ouvrir leur carnet d'adresses, même à un débutant: ils savent que celui-ci, dans six mois, dans six ans, leur rendra peut-être la pareille. Ils savent aussi que les meilleures opportunités proviennent souvent des relations éloignées (en vertu de la théorie dite « des liens faibles », bien connue en sociologie), de personnes que l'on a croisées un jour ou aidées en passant. Plus vous donnez et plus vous recevez. A condition de bien donner : si vous envoyez auprès de vos relations un importun ou un incompétent, vous entamez votre crédit et affaiblissez votre position au sein du réseau. La générosité doit s'allier à la sûreté de jugement.

sources Courrier Cadres


Paul Romano - Architecte SI- 35 ans
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