Spécialiste de la virtualisation des serveurs, Web2dsi vous presente :
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la
démarche
Moy
e
ns
techniques
Mise
en
oeuvre
l
Un livre blanc
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INTRODUCTION
l
Virtualisation, un projet d’entreprise
La virtualisation figure désormais au cœur des préoccupations des directeurs
de systèmes d'information. Sans doute en raison de la souplesse qu'elle
apporte et des réductions de coûts qu'elle fait espérer.
a virtualisation fait recette. Le concept a confirmé en 2008 sa place de premier
plan dans le développement des systèmes d'exploitation des entreprises. Ainsi,
au début de l'année 2008, l'ensemble des sociétés appartenant au classement
L
Fortune 100 avaient déjà déployé au moins une brique de virtualisation (stockage,
serveurs, système d'exploitation...). Ces grandes entreprises s'interrogent aujourd'hui
davantage sur son potentiel, ses bénéfices mais également sur les éventuelles limites
induites par sa mise en œuvre.
Le concept ne date pas d'hier : IBM a commencé à le proposer dès les années 1960
sur ses grandes machines. Mais il suscite à nouveau l'engouement. Tout simplement
parce qu'il permet de rationaliser, de simplifier une exploitation informatique. Or la
simplification induit automatiquement des réduction de coûts. En effet, si un dispositif
gère simultanément plusieurs applications et systèmes d'exploitation, les responsables
de centres informatiques peuvent réduire le nombre de serveurs utilisés et en abaisser
les coûts d'administration. Cette approche apporte des avantages significatifs, à savoir
une baisse du coût des serveurs, du stockage et des réseaux, une augmentation du
rendement énergétique et une meilleure agilité de l'entreprise. Butler Group estime
qu'un recours stratégique aux technologies de virtualisation dans les centres de don-
nées et leurs infrastructures peut entraîner des réductions de coûts de l'ordre de 40 à
60% dans de nombreux cas de figure.
➜
Une excellente occasion de repenser son organisation
La virtualisation concerne donc bien des aspects d'une exploitation informatique.
Pourquoi ce livre blanc se concentre-t-il alors sur la virtualisation des serveurs ? Parce
que de nombreux serveurs utilisés dans des centres de données fonctionnent en sous-
régime et que certains d'entre eux sont loin d'approcher leur capacité opérationnelle
maximale. Dans certains “Data Centers”, l'utilisation des serveurs atteint à peine 5 à
15%. On peut en déduire que 85 à 95% des ressources système ne servent à rien et
que les salles des serveurs sont encombrées de machines sous-exploitées et de leurs
systèmes de sauvegarde. Un projet de virtualisation va constituer l'occasion de
repenser cette organisation et de la rationaliser bien entendu. En d'autre termes, la vir-
tualisation permet aux entreprises de faire “un grand ménage” dans leur centre de don-
nées et de gagner de l'espace dans leur salle de serveurs.
A condition d'aborder ce projet avec une solide méthodologie. Il faut en effet connaître
précisément son existant ; non seulement les occupations moyennes de ses
ressources mais aussi identifier clairement ses pics de charge en termes de bande pas-
sante sur le réseau, d'espace de stockage, etc.
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INTRODUCTION
l
C’est seulement après un audit rigoureux que le
projet pourra démarrer sereinement et surtout
Sommaire
atteindre les objectifs attendus.
Introduction
La montée en puissance de la virtualisation dans
Virtualisation, un projet d'entreprise
➜
2
l’entreprise suscite aussi quelques interroga-
tions en termes de sécurité. Une des qualités
1 - Intérêt de la démarche
indéniables de la virtualisation est de pouvoir
monter dans un délai très bref une nouvelle
Virtualisation : flexibilité et réduction des coûts
➜
4
machine virtuelle, en fonction d’un besoin nou-
veau de la clientèle ou de la demande d’une
2 - Moyens techniques
direction métier. Revers de la médaille : c’est
Hyper-V : l'hyperviseur selon Microsoft
➜
7
justement cette souplesse qui peut exposer l’en-
treprise à des risques de sécurité, en occultant
3 - Mise en oeuvre
notamment les aspects organisationnels et la
Pourquoi miser sur le couple “Hyper-V et Dell”
➜
11
complexité. La rapidité de mise en production
Le stockage au service de la virtualisation
➜
15
ne doit donc pas négliger une mise en confor-
Lexique
➜
17
mité préalable de la machine virtuelle, de la
Utilisation des snapshots sous Hyper-V
➜
18
même manière que l’installation d’un nouveau
serveur physique passera par une mise à jour
logicielle pour être aux normes de sécurité.
Tout savoir sur les offres de Dell autour d’Hyper-V
www.dell.fr/hyper-v
➜
L’avènement d’un nouveau standard
En définitive, la virtualisation s’impose comme
le segment du marché des serveurs qui affiche
la croissance la plus rapide. Selon une enquête
effectuée en 2008 par Butler Group, les outils de
virtualisation pourraient permettre d’améliorer
les taux d’utilisation des serveurs de 40% par
rapport à aujourd’hui. Ces chiffres confirment le
fait que la virtualisation va gagner en popularité
au cours des prochaines années et s’imposer
comme la norme dans les centres de données
du monde entier. Compte tenu de l’augmentation
du nombre d’applications critiques, les centres
informatiques “virtuels” constitueront bientôt un
véritable standard industriel.
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PARTIE 1 - INTERET DE LA DEMARCHE
l
Virtualisation : flexibilité et réduction des coûts
Parmi ses multiples avantages, la virtualisation offre flexibilité, réduction des
coûts et simplicité de gestion. La démarche doit cependant s’accompagner
d’une méthodologie éprouvée et d’une supervision rigoureuse.
our faire face à des contraintes de réduction des coûts, de flexibilité mais aussi
de réactivité, les directions informatiques ont dans leur palette un outil de
choix : la virtualisation de serveurs. Ses bénéfices sont multiples, apportant une
P
forte souplesse mais aussi une maîtrise des dépenses tant matérielles qu’énergétiques.
Nombre de serveurs traditionnels, dédiés exclusivement à une application ou à un
service, pâtissent d’un faible taux d’utilisation : le plus souvent bien en-dessous de la
barre des 50%. Leur prolifération constitue un problème majeur pour les directeurs
de systèmes d’information (DSI). La virtualisation, en faisant abstraction de la couche
“matérielle”, permet de faire fonctionner simultanément plusieurs serveurs virtuels sur
une même machine physique. La dépendance à une plate-forme donnée est évitée ;
de même on supprime les incompatibilités entre plusieurs systèmes d’exploitation ou
plusieurs logiciels applicatifs.
En optimisant l’utilisation de la capacité des serveurs de l’entreprise et en consolidant
ces derniers sur un nombre limité de machines, la virtualisation minimise le gaspillage
de ressources. Le nombre de serveurs nécessaires est réduit, la place mobilisée dans
les salles blanches est restreinte, les coûts matériels et énergétiques sont maîtrisés.
Par ricochet, les activités de gestion et de maintenance des serveurs s’en trouvent
diminuées. Dans le cas particulier d’un système d’information redondant, la virtualisa-
tion vient là aussi apporter ses bénéfices en termes de consolidation. Prenons l’exem-
ple d’un système équipé de cinq paires de serveurs redondants. Au total, dans l’hy-
pothèse où ces dix serveurs ne sont en moyenne mobilisés qu’à hauteur de 20% de
leurs capacités, le même système redondant peut - avec la virtualisation matérielle -
ne nécessiter que deux serveurs. Un raisonnement qui reste valable même dans le cas
de petites structures.
➜
La disponibilité des applications est améliorée
Le temps nécessaire à l’ajout de nouveaux serveurs est par ailleurs optimisé. Dans le
cadre de cette opération, plus besoin d’acquérir systématiquement une nouvelle
machine physique. Il suffit de déclarer un nouveau serveur virtuel puis d’installer l’ap-
plication et le système d’exploitation correspondant. Les problèmes d’indisponibilité
applicative sont donc minorés, voire supprimés. De même, si une application n’est pas
exploitée pendant une période donnée, la désactivation du serveur virtuel qui lui per-
met de tourner pourra être effectuée rapidement. En cas de besoin, ce dernier pourra
être réactivé, pour peu que sa configuration ait été préalablement sauvegardée. Les
administrateurs peuvent donc à tout moment lancer, arrêter ou mettre en attente les
serveurs virtuels de leur choix. Qui plus est, la mise en ligne d’une nouvelle application
n’impacte pas celles qui figurent déjà dans l’environnement virtuel. Le risque de devoir
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PARTIE 1 - INTERET DE LA DEMARCHE
l
arrêter un serveur lors de cette mise en produc-
d’obsolescence. La virtualisation est une tech-
tion est limité. En cas de maintenance, un ou
nologie très gourmande en mémoire et en puis-
plusieurs serveurs virtuels peuvent également
sance de calcul, qui impose aux machines des
être migrés d’un serveur physique vers un ou
demandes que l’on trouve rarement dans les
plusieurs autres, sans interruption ni perturba-
autres environnements logiciels.
tion pour les utilisateurs finaux. Les créneaux de
maintenance deviennent donc de plus en plus
Les serveurs physiques les plus anciens seront
transparents pour ces derniers. De même, en
ainsi remplacés par de nouvelles machines, plus
cas de montée en charge subite sur une applica-
fiables. Un matériel qui tombe en panne peut
tion donnée, une réallocation de ressources peut
entraîner avec lui de très nombreuses machines
avoir lieu instantanément, tout comme le trans-
virtuelles. Il est nécessaire de vérifier que les
fert d’un serveur virtuel, minimisant ainsi le
versions des contrôleurs hôtes de bus, les
risque d’indisponibilité applicative ou de dégra-
firmwares et drivers sont compatibles avec la
dation de la qualité de service.
solution de virtualisation retenue.
En outre, si le serveur physique hébergeant des
➜
Il faut se projeter dans l’avenir
machines virtuelles subit une panne, ces
Une fois cet état des lieux réalisé, il est utile de
dernières peuvent être basculées vers un autre
se projeter dans 12 ou 24 mois, afin de déter-
serveur du réseau plus rapidement qu’avec un
miner la capacité que les serveurs, réels ou
serveur traditionnel. Cette souplesse de gestion
virtuels, devront posséder à ce moment-là. De
permet de réduire les temps de reprise d’activité
cette estimation découlera la taille de l’architec-
dans de multiples situations. Les interruptions
ture cible. Le choix de la solution de virtualisa-
de service programmées ou subies sont limitées
tion devra en tenir compte.
grâce notamment à la sauvegarde et au transfert
des environnements virtuels dans leur globalité.
Dans le cadre d’une consolidation de serveurs,
l’enjeu est aussi de calculer l’impact de la virtu-
➜
Une méthodologie est nécessaire
alisation en termes économiques et de retour
Avant de se lancer dans un projet de virtualisa-
sur investissement. Coût des serveurs, de leur
tion de serveurs, il est préférable de procéder
maintenance, de leur hébergement, consomma-
par étape en commençant par évaluer la capa-
tion électrique, climatisation... Les paramètres à
cité de l’entreprise et de son système d’informa-
intégrer sont nombreux. Autres gains à évaluer :
tion à “basculer”. Avant toute chose, il est
ceux liés à une administration unifiée et à une
nécessaire de procéder à un recensement précis
continuité de service renforcée.
des applications et services que l’on souhaite
virtualiser, sachant qu’il n’est pas forcément
➜
La formation est inévitable
souhaitable de virtualiser toutes les applications.
Mais la virtualisation, si elle simplifie la gestion
Ainsi certaines bases de données très sollicitées
des serveurs physiques, peut générer une com-
ne gagneront pas grand chose à être virtual-
plexité additionnelle pour les administrateurs. La
isées. Il faut ensuite vérifier que ces applications
manipulation fréquente de machines virtuelles,
sont compatibles avec un environnement virtuel.
une plus grande richesse des consoles d’admi-
C’est vrai dans la majeure partie des cas, mais
nistration ainsi qu’un niveau d’abstraction plus
on peut avoir des surprises.
élevé peuvent désorienter les équipes tech-
niques. Il est donc nécessaire de procéder à une
Il est nécessaire de vérifier que les éditeurs de
évaluation aussi fine que possible des compé-
ces solutions supportent leurs produits en mode
tences présentes au sein de l’équipe informa-
virtualisé. Une attention particulière doit être
tique. A l’issue de celle-ci, il semble indispensa-
portée aux versions des systèmes d’exploitation
ble de mettre en place un plan de formation
et à leurs mises à jour. Enfin, un audit du parc
adapté pour pallier les carences qui ne man-
de serveurs s’impose, afin d’évaluer sa capacité,
queront pas de se révéler.
ses caractéristiques techniques et son niveau
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PARTIE 1 - INTERET DE LA DEMARCHE
l
La virtualisation va par ailleurs bouleverser un
rationalisent les opérations, ils sont à privilégier.
certain nombre de processus opérationnels bien
Le choix d’une administration centralisée des
établis au sein des directions technique ou infor-
ressources virtuelles et physiques, fondée sur
matique. La gestion de la capacité verra alors les
la définition de stratégies, est un autre choix
modalités de son application transformées. De
garant d’efficacité. En effet, quand les serveurs
même pour tout ce qui touche à la gestion des
virtuels se multiplient, les administrateurs
configurations. Enfin, les procédures de sécurité
doivent savoir quelles règles régissent, par
devront totalement être révisées : il ne faut pas
exemple, la création, le transfert ou la destruc-
en effet que la simplification de l’architecture se
tion de l’un de ces serveurs. En l’absence de
fasse au détriment de sa sûreté de fonction-
stratégies clairement définies, on s’expose à des
nement. De ces évolutions majeures découleront
risques élevés d’anarchie au niveau de la gestion
là aussi des besoins de formation dont la direc-
de ces entités virtuelles.
tion informatique ne pourra faire l’économie.
➜
Un contrôle d’accès indépendant
Les nombreux bénéfices de la virtualisation,
Autre aspect, et non des moindres : la nécessité
s’accompagnent de changements majeurs dans
de mettre en place une solution indépendante de
la répartition et le niveau des compétences au
contrôle d’accès. Plusieurs administrateurs peu-
sein de la DSI. Le suivi des ordinateurs virtuels
vent en effet interagir avec de nombreux com-
est aussi indispensable que celui des serveurs
posants de l’environnement virtuel. Un contrôle
physiques. Il est donc nécessaire de prendre
défaillant des accès à la plate-forme de virtuali-
cette dimension en considération et de faire
sation peut être préjudiciable à l’entreprise en
monter en puissance les administrateurs de la
cas de fuite d’informations sensibles ou d’inter-
DSI en conséquence.
ruption de service. Enfin, pour fonctionner de
manière optimale, un système virtualisé doit
➜
De l’importance de la supervision
faire l’objet d’un inventaire régulier des actifs et
La supervision d’un système virtualisé, surtout
les licences des machines virtuelles.
lorsque les serveurs virtuels sont nombreux -
parfois plusieurs centaines au sein d’une même
La virtualisation de serveurs est riche en
entreprise - est stratégique. Car sans une
promesses : flexibilité, simplicité de gestion et
administration rigoureuse, la virtualisation peut
réduction des coûts... Mais ces bénéfices ne
générer plus de torts que de bénéfices.
seront atteints qu’au prix d’une profonde réflex-
Une surveillance particulière doit tout d’abord
ion sur l’architecture du système d’information,
s’appliquer aux métriques liées aux ressources
son fonctionnement voire son administration.
et à leurs performances. D’un côté, l’environ-
Ce n’est qu’après cette remise en cause que la
nement virtualisé ; de l’autre, les ressources
virtualisation montrera pleinement tous ses
physiques. Ensuite, les indicateurs quantitatifs
avantages.
qui en découlent doivent être suivis avec atten-
tion pour éviter toute dégradation de la qualité
de service ou, pire, toute indisponibilité. Ils
doivent par ailleurs être régulièrement confron-
tés au retour d’expérience des utilisateurs.
Pour assurer l’efficacité d’un système virtualisé,
il faut en outre être capable d’administrer non
seulement les zones virtualisées mais aussi les
parties physiques du système. On risque sinon
de devoir gérer de nombreux cas isolés et par là
même de perdre un temps précieux. Les outils
fonctionnant à la fois en environnements
physiques et virtuels minimisent la complexité et
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PARTIE 2 - MOYENS TECHNIQUES
l
Hyper-V : l’hyperviseur selon Microsoft
Adossé à la console SCVMM 2008, Hyper-V constitue une pièce maîtresse de
la virtualisation des serveurs. Et Microsoft prévoit des évolutions fonction-
nelles majeures comme le déplacement à chaud de machines virtuelles.
isponible depuis juin 2008 et intégré en version finale dans le système d’exploi-
tation Windows Server 2008, Hyper-V est la pièce maîtresse de Microsoft pour
ce qui concerne la virtualisation. L’hyperviseur Hyper-V permet aux utilisateurs
D
d’exploiter leurs serveurs au maximum en faisant tourner sur un seul serveur physique
de multiples systèmes d’exploitation (Windows Server 2000, 2003, 2008, SUSE,
Windows XP et Vista voire NT4, Windows 1 ou 3, Linux) sur des machines virtuelles.
Pour y parvenir, Hyper-V crée, lors de sa première utilisation, une partition parent ou
hôte (host partition) permettant de gérer différentes machines virtuelles.
D’un point de vue technique, Hyper-V héberge des machines virtuelles multi-
processeurs 32 ou 64 bits et supporte leur mise en grappe (clustering) jusqu’à
16 noeuds maximum. Hyper-V peut désormais détecter les défaillances de serveurs de
façon proactive (failover cluster) et lancer les procédures adéquates de reprise sur inci-
dents. Cette correction de problèmes est rendue possible grâce aux fonctions intégrées
de Windows Server 2008. Enfin, Hyper-V exploite les nouveaux jeux d’instructions
dédiés à la virtualisation des processeurs estampillés AMD Virtualization (AMD-V) et
Intel Virtualization Technology (VT).
➜
Une nouvelle console virtuelle avec interface graphique
Au plan administration, Microsoft fournit en complément depuis octobre 2008 la
nouvelle console virtuelle de gestion des infrastructures centralisées Microsoft
SCVMM 2008 (System Center Virtual Machine Manager). Disponible avec une interface
graphique (GUI), celle-ci autorise la gestion de plusieurs centaines de systèmes
virtuels en s’appuyant sur des fonctionnalités de tri, de classement par catégorie, de
recherche et de navigation.
Seules les versions de Windows Server 2008 Enterprise x64 Edition et Datacenter
x64 Edition sont en mesure de supporter la fonctionnalité de failover cluster. Alors que
Windows Server Datacenter x64 Edition octroie un nombre illimité de licences
Windows Server, elles sont limitées à quatre pour Windows Server 2008 Enterprise
x64 Edition et à une seule pour Windows Server 2008 Standard.
Présent sur le marché de la virtualisation de serveurs depuis 2005, Microsoft propose
aujourd’hui deux offres distinctes que l’on peut qualifier d’entrée et de haut de gamme
avec respectivement Virtual Server 2005 R2 et Hyper-V. Cette dernière montre sa
supériorité tant technique que fonctionnelle sur l’offre Virtual Server, par ailleurs
disponible gratuitement en téléchargement. Alors que Microsoft Virtual Server était bâti
sur une architecture de virtualisation de type-2, Hyper-V se base sur un autre modèle
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PARTIE 2 - MOYENS TECHNIQUES
l
de type-1 pour davantage de performances et de
Novell, Red Hat et Oracle. Estimé à 20 milliards
rapidité d’exécution des processus. En effet,
de dollars de revenus à horizon 2010, en crois-
Virtual Server fonctionnait en tant qu’application
sance de +68% sur 5 ans d’après les chiffres
installée au-dessus d’un système d’exploitation
d’avril 2008 du cabinet d’études américain IDC,
ralentissant d’autant l’accès des machines
ce marché voit les principaux éditeurs s’affron-
virtuelles aux ressources physiques. Ce n’est
ter pour imposer leurs offres.
plus le cas pour Hyper-V. Basé sur un micro
noyau, ce dernier permet d’adosser la couche de
Parmi elles, on retrouve notamment la capacité
virtualisation aux ressources matérielles
à supporter un nombre plus ou moins important
physiques réseau/serveurs sans intermédiaire de
de processeurs logiques, de systèmes d’ex-
l’OS pour une meilleure efficacité.
ploitation invités ou encore de proposer une
fonctionnalité de redondance réseau sans faire
L’autre atout d’Hyper-V est la fonctionnalité de
appel à une ligne de commandes (LC) et de
prise de clichés (snapshots, voir page 18) qui
répartition de charge.
utilise le service Volume Shadow Service de
Windows Server 2008. La sauvegarde d'une
Les solutions sont également à même de se dif-
machine virtuelle en cours d'exécution via un
férencier en embarquant ou non une fonction-
processus d'archivage de ses modifications sur
nalité de failover cluster et en supportant la
le disque virtualisé est assuré ainsi que l'enreg-
technologie NPIV (N-Port ID Virtualization) qui
istrement de son contenu en mémoire vive.
permet de désolidariser l’adressage physique du
réseau du stockage SAN. Voire en étant capable
Le marché des solutions et services de virtuali-
de prendre en charge le déplacement à chaud
sation de serveurs figure au cœur des ambitions
des machines virtuelles et la surallocation de
de plusieurs acteurs clés : VMWare, Microsoft,
mémoire pour autoriser la création d’un nombre
Citrix et - dans une moindre mesure - Sun,
de machines virtuelles dont la taille totale
Les scénarios de virtualisation avec Hyper-V
Hyper-V propose aux entreprises quatre
récupération après incident : sauvegarde en
scénarios de virtualisation complémentaires
temps réel, migration rapide de données, etc.
contribuant à la baisse des coûts et à l’opti-
Ceci afin de minimiser les temps d'arrêt ;
misation du SI. Il s’agit de la consolidation
qu’ils soient planifiés, comme des opérations
des serveurs, de la continuité du service, du
de maintenance ; ou imprévus, liés à des
test/développement et du centre de données
pannes ou catastrophes naturelles.
dynamique.
Les équipes de tests et de développement
Faisant partie des premiers vecteurs d'adop-
font aussi partie des premiers bénéficiaires de
tion de la technologie de virtualisation, le scé-
la technologie de virtualisation de serveurs.
nario de consolidation des serveurs permet
Elle leur permet de créer et de tester toutes
aux entreprises de centraliser plusieurs
sortes de scénarios de virtualisation dans un
serveurs sur une seule machine physique tout
environnement sécurisé et isolé reproduisant
en les isolant les uns des autres. Une tech-
avec précision le comportement des serveurs
nique qui participe directement à la réduction
et des clients physiques.
du coût total de possession (TCO), non seule-
Conjugué aux solutions d'administration de
ment par un meilleur dimensionnement du
systèmes existantes, Hyper-V aide les entre-
parc machines mais également par la baisse
prises à disposer d'un centre de données
de charges (électricité, administration...).
dynamique grâce aux fonctions de reconfigu-
Hyper-V propose par ailleurs des fonctions
ration automatique des systèmes virtuels, de
efficaces pour la continuité du service et la
contrôle des ressources, de migration rapide.
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PARTIE 2 - MOYENS TECHNIQUES
l
dépasse celle d’un serveur physique. Bénéficiant
Avec la nouvelle architecture VSP/VSC (four-
du savoir-faire des équipes R&D de Microsoft, la
nisseur et client de services virtuels), Hyper-V
technologie de virtualisation Hyper-V peut
facilite en outre l'accès aux ressources de base
compter sur une série d’atouts clés pour faire la
(disques, mise en réseau, vidéo, etc.) ainsi que
différence face à VMWare et à Citrix, ses princi-
leur utilisation pour accélérer la migration d’un
paux compétiteurs sur ce marché.
système virtuel en cours d'exécution d'un hôte
physique vers un autre.
➜
Evolutions majeures prévues
A ce titre, afin de combler certaines lacunes face
Quelques exemples de ces avantages ? La nou-
à la technologie proposée notamment par
velle architecture 64bits à micronoyau permet à
VMWare (VMWare Virtual Infrastructure),
l’hyperviseur de Microsoft de prendre en charge
Microsoft a présenté fin 2008 une nouvelle fonc-
une vaste gamme de périphériques systèmes et
tionnalité de migration de machines virtuelles à
réseaux (Ethernet 10Gb, VLANs, 4-way SMP,
chaud d’un serveur à un autre. Baptisée Live
iSCSI, SAN Fibre-Channel…), sans dégrader la
Migration, elle sera disponible pour la prochaine
performance et la sécurité de l’ensemble du sys-
version d’Hyper-V et présentée dans Windows
tème virtualisé. Il peut également exécuter
Server 2008 R2 ; une version béta est déjà
simultanément plusieurs systèmes d'exploitation
disponible gratuitement en téléchargement.
32 bits et 64 bits, sous différents environ-
nements serveurs dont Windows mais égale-
Hyper-V offre également des interfaces WMI
ment Linux et Sun Solaris.
(Windows Management Instrumentation) stan-
dards et propose aux éditeurs de logiciels ainsi
Hyper-V peut gérer jusqu'à 4 processeurs
qu’aux développeurs des kits d'interfaces de
(SMP) sur un système virtuel pour exploiter au
programmation (API) pour créer rapidement des
maximum les applications multithreads et
outils, des utilitaires et des améliorations sur
allouer une grande quantité de mémoire par sys-
mesure pour leur plate-forme de virtualisation.
tème virtuel pour faciliter la virtualisation de la
plupart des charges de travail. Le moteur de vir-
tualisation de Microsoft propose également un
➜
SCVMM 2008 : un management unifié
interfaçage simplifié aux supports de stockage
Pour accroître le taux d’utilisation des serveurs
et offre une grande souplesse pour configurer et
physiques, pour optimiser les ressources des
utiliser de façon optimale les différents environ-
systèmes d’exploitation, du matériel ou encore
nements auxquels ils sont rattachés (support
des applications, la console de gestion SCVMM
des systèmes de stockage SAN, accès direct aux
2008 (System Center Virtual Machine Manager)
disques internes…). Sans compter une nouvelle
constitue l’un des piliers du dispositif de virtuali-
fonction routeur virtuel permettant aux systèmes
sation de serveurs de Microsoft. Grâce à cette
virtuels d’exécuter le service NLB (Network Load
console de gestion, les administrateurs sont à
Balancing) de Windows afin d'équilibrer la
même d’obtenir une vision complète sur l’infra-
charge sur différents serveurs.
structure de leurs centres de données aussi bien
Type de briques technologiques
Produits associés
Système d’exploitation
Microsoft Windows Server 2008 Enterprise x64 Edition
Services de cluster et hyperviseur Hyper-V inclus dans
Environnement de virtualisation
Windows Server 2008 Enterprise x64 Edition
Hyper-V Manager Console et Microsoft System Center Virtual
Administration
Machine Manager 2008
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PARTIE 2 - MOYENS TECHNIQUES
l
physiques que virtuels. De plus, certaines fonc-
virtuelles Hyper-V. SCVMM 2008 offre égale-
tionnalités sont fort intéressantes ; comme la
ment des fonctions de self provisionning, de
migration P2V (Physical to Virtual) ou le place-
gestion des bibliothèques de modèles de
ment intelligent qui sélectionne le meilleur hôte
machines virtuelles pour s’assurer dès leur pre-
virtuel pour une machine virtuelle.
mière instanciation d’une mise à jour constante.
Si SCVMM 2008 occupe pour ces raisons une
➜
Des fonctions de self provisionning
place stratégique dans la mise en œuvre d’un
SCVMM 2008 permet de gérer les installations
programme de virtualisation de serveurs, il
Microsoft Virtual Server 2005 et Windows
serait dommage de passer sous silence sa par-
Server 2008 Hyper-V ; elle peut être étendue aux
faite complémentarité avec Hyper-V Manager
serveurs fonctionnant sous VMWare Virtual
Console.
Infrastructure (ESX/ESXi). Par ailleurs, la fonc-
tion PRO (Physical Resource Optimization)
Présente par défaut avec Hyper-V, cette console
autorise la création des règles de déplacement
de gestion offre en effet plusieurs fonctions,
dynamique des machines virtuelles sur les hôtes
simples mais toutefois intéressantes, de gestion
en fonction des retours de SCOM (System
des environnements virtualisés : la création et
Center Operations Manager). On peut également
l’import/export de machines virtuelles en sont
piloter Virtual Center pour déplacer des
des exemples.
machines virtuelles sous VMware avec VMotion.
Parmi les autres points forts de cette solution
d’administration des centres de données virtual-
isés, signalons la possibilité d’héberger dans les
machines virtuelles des systèmes d’exploitation
32 et 64 bits mono ou multiprocesseurs ou
encore de définir de façon dynamique les
ressources CPU allouées aux machines
System Center : gestion complète d’environnements virtuels
Microsoft a regroupé sous le nom de System
jour, que ce soit dans les environnements
Center quatre éléments abordant l’ensemble
physiques ou virtuels.
de la gestion des environnements virtualisés.
System Center Operations Manager 2007
System Center Virtual Machine Manager
(SCOM) est une solution de supervision per-
2008 (SCVMM) est une solution d’administra-
mettant d’être informé sur l’état de fonction-
tion des centres de données virtualisés qui
nement des serveurs physiques ou virtuels.
convertit les serveurs pré-existants, les
Les informations fournies permettent d’inter-
déplace sur les machines hôtes, et gère les
venir avant qu’un problème n’entraîne une
allocations de ressources pour les environ-
interruption ou une dégradation du service.
nements virtualisés.
System Center Data Protection Manager
System Center Configuration Manager 2007
2007 (SCDPM) sauvegarde les données en
(SCCM) constitue une solution de gestion des
continu sur disque. SCDPM 2007 SP1 permet
changements et des configurations de parc
de sauvegarder à chaud les machines
informatique; elle possède des fonctions d’in-
virtuelles qui s’exécutent sur Windows Server
ventaire (matériel et logiciel), réalise la
2008 Hyper-V en créant des clichés instanta-
télédistribution des applications et les mises à
nés des machines virtuelles.
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PARTIE 3 - MISE EN OEUVRE
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Pourquoi miser sur le couple Hyper-V et Dell
La virtualisation induit une remise en cause de son environnement informa-
tique. Pour mener à bien cette réflexion, il faut s'associer à des partenaires
très expérimentés. Dell et Microsoft constituent un couple de choix.
n projet de virtualisation ne revient pas uniquement à installer un hyperviseur.
Cela induit une phase de réflexion importante où l’on aura l’occasion d’évaluer
ses performances actuelles, de repenser son architecture, de faire évoluer ses
U
procédures d’exploitation, etc. Ces enjeux, Dell les a bien compris. En premier lieu, en
incluant dans sa gamme de serveurs des matériels qui faciliteront la mise en œuvre de
la virtualisation, comme les nouveaux serveurs lames pleine hauteur, le PowerEdge
M905 et le PowerEdge M805. En proposant ensuite une méthodologie rigoureuse pour
encadrer un projet et en offrant ensuite des services sur mesure pour répondre aux
besoins des entreprises en la matière. Enfin, en se rapprochant d’un partenaire de
poids, Microsoft, pour former une alliance forte.
➜
Objectif commun : une vraie standardisation
Alors, en matière de virtualisation, pourquoi faudrait-il miser sur le couple Dell et
Microsoft (avec Hyper-V bien entendu) ? Tout d’abord, parce que ces deux entreprises
affichent un objectif commun : la standardisation de l’informatique, avec une approche
des marchés "de masse" plutôt que "de niche". Elles feront donc tout leur possible pour
mettre des technologies complexes à la portée du plus grand nombre.
Ainsi, Dell a annoncé l’intégration et le support des nouvelles technologies de virtuali-
sation de Microsoft. Le serveur Windows 2008 avec Hyper-V est désormais disponible
en tant qu’option installée en usine sur les serveurs Dell PowerEdge. Sur ces mêmes
machines, on trouve le nouveau gestionnaire de machines virtuelles (SCVMM) 2008 de
Microsoft qui offre une gestion unifiée d’Hyper-V et d’autres hyperviseurs dans des
environnements multiconstructeurs. Les clients peuvent utiliser la suite de gestion du
système central de Microsoft intégrée à la fonctionnalité Dell OpenManage, pour gérer
de façon efficace leurs environnements aussi bien physiques que virtuels avec une
solution simple de gestion. L’approche simplifiée de Dell et de Microsoft sur la gestion
de systèmes est synonyme d’accroissement d’efficacité, de maximisation des
ressources et de réduction des coûts.
➜
Dell a développé un savoir-faire mondial
Pour Dell, la démocratisation de la virtualisation ne se limite pas à des annonces de
nouveaux produits. En effet, le constructeur veut fiabiliser la mise en œuvre de ces
technologies. Il capitalise sur un savoir-faire au niveau mondial en la matière. Pour
chacune des technologies sur lesquelles Dell investit, une équipe centrale, proche des
éditeurs de solutions, conçoit une méthodologie qui peut être reproduite à l’identique
dans le monde entier. Si un projet présente une composante internationale, la
démarche adoptée par les consultants au plan local sera la même partout
.
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PARTIE 3 - MISE EN OEUVRE
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Hyper-V : un bilan d’ores et déjà très positif
toutes les précautions d'usage, nous esti-
mons ce retour sur investissement à neuf
mois, ce qui est très rapide. Pour aider les
Thierry Mathoulin,
entreprises à effectuer ce calcul, nous leur
Directeur Solutions
proposons une approche basée sur notre
d'Entreprises,
outil "TCO calculator" : il est très complet sur
Microsoft France
la partie infrastructure et management. La
démarche est facilement applicable et le
domaine se prête bien à cette analyse.
D'autres avantages sont-ils soulignés ?
Sept mois après le lancement d'Hyper-V,
quel bilan tirez-vous ?
L'intégration de la solution de management
est une valeur ajoutée très forte. En effet,
Thierry Mathoulin : il est extrêmement positif.
nous proposons une solution commune aux
Nous avons enregistré une adoption rapide de
services physiques, aux hôtes et aux
cette nouvelle offre. De juillet à fin décembre
machines virtuelles. Cela représente une
2008, 80% des demandes d'intervention
proposition de valeur complète.
avant-vente sur Windows Server 2008 ont
Et nos clients apprécient également l'accom-
concerné la virtualisation. Cela correspond à
pagnement de la mise en œuvre par nos
une vraie dynamique du marché. Sur les
consultants et nos partenaires, notamment
bases installées des serveurs x86, 10% des
Dell. Nous pouvons proposer une expertise qui
machines seraient virtualisées. Chez les
assurera à une entreprise des environnements
grands comptes, on atteint 15 à 20%. Et la
virtualisés et managés à la fin de son projet.
conjoncture économique accélère la demande
de virtualisation, c'est un marché en expan-
Comment qualifieriez-vous votre partenariat
sion. En bref, l'adoption de cette nouvelle
avec Dell ?
offre ne pouvait pas être plus rapide.
C'est un partenariat de confiance qui s'inscrit
Les grands comptes sont très concernés ?
dans la durée avec de nombreux succès com-
muns. Une de nos plus belles réalisations de
Tout à fait. Nous avons réalisé en France plus
virtualisation chez un client a été réalisée avec
de soixante maquettes auprès de nos deux
Dell. C'est un partenaire totalement autonome
cents plus grands comptes au cours du
qui possède l'expertise sur toute la chaîne.
second semestre 2008. Nous avons obtenu
Dell apporte la partie hardware, la partie
d'excellents résultats en ce qui concerne la
licence (ils sont distributeurs de nos pro-
partie performance et stabilité. Certains de
duits) et la mise en œuvre. Pour un client,
nos grands clients possèdent déjà plusieurs
cette capacité à couvrir l'ensemble d'un projet
milliers de machines virtualisées. Ce n'est
de virtualisation est très importante. Cela se
donc pas un marché naissant, “d’early
concrétise dans l'opération de "proof of con-
adopters”; et il est en pleine dynamique.
cept" que nous avons lancée ensemble sur
notre clientèle.
Pour vos clients, quel est le premier béné-
fice de cette nouvelle solution ?
Vous travaillez ensemble sur ces sujets
Chez nos grands comptes, le ROI arrive en
depuis longtemps...
premier ; et à ce titre notre solution présente
C'est exact. Dell a travaillé avec notre
un avantage important. En effet, dans des
département de R&D bien avant la sortie des
scénarios distribués, on arrive à un coût de
produits. C’est un de nos grands partenaires
licences plus de deux fois moins cher que
au sein du MTC de Paris (Microsoft
celui de notre principal concurrent. Avec
Technology Center).
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Et cela concerne aussi bien les matériels
tie Assessment va consister d’une part à réaliser
que des logiciels standards. Ainsi, des architec-
un audit de l’environnement du client pour
tures de référence reçoivent l’aval des plus
déterminer s’il est virtualisable ; d’autre part à
hautes instances de Dell et de ses partenaires.
accompagner le client dans l’évaluation des
Par exemple, pour chaque taille de projet, des
technologies disponibles les unes par rapport
recommandations spécifiques sont définies.
aux autres. Hyper-V face à ses concurrents, par
Certaines d’entre elles sont accessibles sur le
exemple. Dans ce cas, l’évaluation peut avoir
site de Dell sous forme d’outils à télécharger :
lieu soit dans les laboratoires de Dell, soit sur
Dell Windows Server 2008 Assessment Tool en
l’infrastructure même de l’intéressé. Dell lui
constitue un exemple ; ou bien Windows 2007
propose un environnement virtualisé sur ses
Advisor Tool qui peut
propres machines pour qu’il se rende mieux
proposer des éléments
compte des bénéfices. Cette phase dure typique-
de réponse adaptés aux
ment entre une semaine et un mois.
besoins d’un utilisateur.
A cette méthodologie
L’étape du Design démarre lorsque le client est
rigoureuse vient
convaincu des bénéfices qu’il y a à se lancer
s’ajouter une véritable
dans l’opération. “On va lui construire une archi-
politique de services.
tecture autour des produits Dell, précise Franck
Des services bien foca-
Pioche. On évaluera les applications qui pour-
lisés toutefois. “Nous
ront être virtualisées, la consolidation du
restons concentrés sur
stockage, les processus de reprise, etc.” Il faut
Franck Pioche
des sujets liés à l’infra-
là encore compter quelques semaines.
Directeur des services GICS
structure : nous n’effec-
Dell France
tuons pas de
Enfin, arrive l’étape décisive, celle de l’implé-
développement d’applications”, déclare Franck
mentation ou de la mise en production de la
Pioche, Directeur des Services GICS au sein de
nouvelle architecture. “Cela s’accompagne d’une
Dell France. L’entité GICS (Global Infrastructure
conduite du changement, ajoute Franck Pioche :
Consulting Services) regroupe les activités
accompagnement des équipes en production,
d’ingénierie dans le monde entier. Il poursuit :
conseils relatifs aux nouveaux process d’ex-
“Nous sommes dédiés à quatre domaines d’ex-
ploitation à mettre en place lorsqu’ils sont asso-
pertise : Microsoft ; storage et back-up ; consoli-
ciés à des environnements virtualisés.”
dation et virtualisation ; et poste client.”
En fonction de la répartition gégraphique de l’in-
L’objectif est ici d’apporter un accompagnement
frastructure, du nombre de machines et d’appli-
complémentaire aux besoins de la clientèle. Un
cations, du volume de données en jeu, cela peut
accompagnement pérenne car les clients pour-
prendre de deux à dix semaines.
ront retrouver la même équipe en avant-vente,
en implémentation, voire en support par la suite.
➜
Des responsabilités assumées
En ce qui concerne la virtualisation, la déclinai-
Dell s’engage sur les résultats attendus par le
son des services est bien rodée. Elle se déroule
client. “Nous réalisons 90% de nos services au
en quatre phases, regroupées dans l’acronyme
forfait avec engagement de résultat, affirme
WADI : Workshop, Assessment, Design,
Franck Pioche. Cela concerne le timing de
Implementation. “La partie Workshop constitue
l’opération mais aussi les performances de l’ar-
un atelier de sensibilisation, indique Franck
chitecture dans un contexte défini avec le client.
Pioche. Il s’agit, en fonction de la maturité du
Nous le mettons en garde si ses demandes ne
client, de lui présenter l’état du marché, les
sont pas réalistes. Nous nous engageons aussi
avantages, les inconvénients et aussi d’évoquer
sur l’autonomie de la nouvelle équipe chargée
le retour sur investissement.” Les petits projets
de l’exploitation.” Cet engagement peut aller
ne voient pas forcément ces quatre phases for-
jusqu’au conseil en post production : Dell tient à
malisées et ils peuvent se dérouler très rapide-
s’assurer que ses clients tirent le meilleur parti
ment. Pour les projets plus conséquents, la par-
de leur architecture virtualisée.
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Un audit de virtualisation pour aller au bout de ses projets
Quels risques court-on si on ne réalise pas
cet audit ?
On peut sous estimer ses besoins. Une fois
Thierry Lecanu,
l’environnement virtualisé, on va peut-être
Solution Architect,
assister à une dégradation des performances
Dell France
en raison du sous dimensionnement d’un des
composants de la solution. Parfois des
clients, n’ayant pas réalisé cet audit, nous
recontactent car ils n’ont pas atteint la moitié
de leur projet. Et nous sommes obligés de
Quelles sont les grandes étapes d'un audit
requalifier leur environnement. L’audit étant
préalable à la virtualisation ?
assez mathématique, il y a moins de risques
d’erreurs.
Elles sont au nombre de quatre.
Comment est perçu cet audit préalable par
La préqualification avant intervention.
vos clients ?
Il s’agit de fournir des informations au client
sur notre approche, de définir les objectifs
Il faut les convaincre car l’opération n’est pas
aussi bien techniques que financiers.
gratuite : son tarif dépend du nombre de
Le déclenchement du processus. Au
serveurs. Il faut leur expliquer l’intérêt de la
cours d’une entrevue, on analyse plus fine-
démarche. Mais les retours sont très positifs ;
ment la complexité de son environnement. En
et généralement, les projets s’enclenchent par
particulier, à travers des critères techniques :
la suite. Comme nos comptes rendus
applications utilisées, plans de reprise d’acti-
dépeignent vraiment bien l’environnement,
vité, type de réseau, périodes de pics de
une confiance s’installe. Nos clients consta-
charge. On va se pencher également sur la
tent que nous possédons une véritable
réduction des coûts.
expertise.
L’analyse de l’environnement. Pendant
trente jours, on installe chez le client un logi-
En définitive, quels sont selon vous
ciel qui mesure la consommation des
les avantages de la virtualisation ?
ressources : consommation de mémoire, de
CPU, de bande passante sur le réseau et
Pour les grands contrats, c’est la réduction
d’espace disque. On génère des graphes pour
du nombre de machines physiques. On
parvient à bien améliorer les situations où les
déterminer les machines à virtualiser.
data centers sont saturés, les climatisations
C’est une démarche qui nous permet d’avoir
sont au maximum tellement les machines
une vision très précise de l’environnement du
client pour bien positionner la virtualisation et
sont nombreuses. Pour les petits contrats,
bien prévoir l’architecture. Pour obtenir un
c’est la souplesse de l’environnement virtua-
lisé. On va pouvoir mettre en oeuvre plus
bon taux de consolidation, on essaiera de
facilement des phases de transition. En lais-
mettre le plus de machines virtualisées dans
sant mourir tranquillement une application
un même serveur. D’où l’obligation de repérer
les machines sous utilisées qui sont les
obsolète dans son environnement virtualisé,
bonnes candidates à la virtualisation. Certains
sans être obligé de tout réinstaller, par exem-
ple. Enfin, la virtualisation réduit consi-
logiciels ne sont pas propices à la virtualisa-
dérablement le nombre d’interventions de
tion : soit parce qu’ils sont trop complexes,
techniciens : une fois l’architecture en place,
soit par manque de support de l’éditeur.
Le compte rendu écrit. On explique les
plus besoin de faire intervenir un spécialiste
choix, le dimensionnement, le nombre de
réseau, ou autre. On peut créer facilement
des nouveaux environnements de production.
machines et on prévoit un ROI associé.
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Le stockage au service de la virtualisation
Pour qu’un ensemble de serveurs soit correctement virtualisé, le stockage
ne doit pas venir freiner le processus. Comment bien dimensionner ces
ressources ? Explications de Jean Strehaiano, Solution Architect, Dell France.
La capacité à déployer rapidement un nouveau
se substituer à l’expertise humaine. Il est impor-
serveur constitue sans doute un des principaux
tant de prendre également en compte des
atouts de la virtualisation. L’administrateur dis-
notions de représentativité de la période de
pose d’un pool de ressources banalisées dans
mesure, de la fréquence d’échantillonnage,
lequel il n’a qu’à choisir en fonction des besoins
de dimensionnement des maximums, des
requis ; l’idée du “server on-demand” trouve
moyennes, des maximums par intervalle, de
tout naturellement sa concrétisation.
superposition dans le temps des sollicitations
imputables aux différentes machines, etc.
L’entité Services de Dell, GICS (Global
Quel est le principal
Infrastructure Consulting Services), dispose
impact induit sur le
aujourd’hui de méthodologies et d’outils éprou-
stockage ? Il doit égale-
vés pour assister ses clients dans la conception
ment être “on-demand”
d’infrastructures pour environnements virtuels.
pour ne pas entraver la
souplesse apportée par
la virtualisation. Dans
➜
Comment caractériser le stockage
les environnements
Outre les notions triviales de volumétrie et
physiques où l’on doit
d’évolution de celle-ci, les principales données
prévoir l’approvision-
d’une caractérisation du besoin en matière de
Jean Strehaiano
nement d’un serveur, la
stockage sont : le nombre et la taille des
Solution Architect
procédure interne de
entrées/sorties disques, la proportion de lecture
Dell France
demande d’allocation de
et d’écriture ainsi que le caractère séquentiel ou
stockage n’apparaissait pas comme un frein
aléatoire des entrées/sorties. La combinaison de
dans le processus. Traditionnellement, dans les
ces différents facteurs permettra de déterminer
entreprises, tout projet passe par une définition
la typologie des disques et la protection RAID
de l’architecture tant en ressources de serveurs
associée afin d’aboutir au meilleur compromis
que de stockage. Il faut néanmoins distinguer
performance/prix dans le contexte. Les baies de
deux contextes : d’une part, la virtualisation
stockage sont dotées de caches conséquents et
d’une machine physique hébergeant une appli-
d’algorithmes de gestion sophistiqués ; mais les
cation existante (avec son espace de stockage
caches ont une taille limitée et il est recom-
associé) ; d’autre part, la définition des besoins
mandé de se reposer sur les fondamentaux que
de l’infrastructure nécessaire pour une nouvelle
constituent les capacités intrinsèques des
application.
grappes de disques que l’on a définies.
La virtualisation d’une machine physique, sou-
Les environnements virtuels ne dispensent pas
vent traitée lors d’une étude globale sur un parc,
de se livrer à ce travail de caractérisation des
repose sur une analyse a posteriori des sollicita-
entrées/sorties. Ils rajoutent même une com-
tions requises par la machine, que ce soit en
posante supplémentaire : le système d’exploita-
matière d’utilisation processeur, mémoire, trafic
tion de la machine virtuelle réside également sur
réseau ou d’entrées/sorties disques. Différents
le stockage externe, et la sollicitation qui lui est
outils de cartographie existent sur le marché
imputable doit être prise en compte. Il est
mais ils doivent être soutenus par une métho-
d’usage en la circonstance d’établir qu’un sys-
dologie rigoureuse car ils ne peuvent prétendre
tème d’exploitation sollicite le plus fortement le
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PARTIE 3 - MISE EN OEUVRE
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stockage en phase de démarrage et que cette
hautes performances à des volumétries de type
sollicitation atteint soixante-dix à quatre-vingts
service de fichiers, principalement dimension-
entrées/sorties aléatoires par seconde. Compte
nées au volume.
tenu des capacités intrinsèques des disques
Fibre Channel 15000 tours, cet usage a conduit
En effet, l’idéal serait de disposer de disques
dans le passé à établir la règle suivante : on fait
physiques de capacité limitée pour garantir la
résider deux systèmes d’exploitation par disque
présence d’un nombre d’axes suffisants pour
physique en RAID 10 dans le cas des systèmes
tenir la charge d’entrées/sorties requises par les
en “Boot on SAN” ; ce contexte est analogue à
applications. La logique économique incite sou-
celui des machines virtuelles. Ce principe doit
vent à utiliser des disques capacitifs pour
être confronté à une logique économique et
réduire le coût de l’espace de stockage. Il faut
pondéré par l’ensemble de reboot concurrents
donc faire la part des choses entre ces deux
que l’infrastructure devra supporter.
données afin d’obtenir le meilleur compromis
prix/performance. C’est à cet exercice que se
Une règle de pondération à considérer est de
prêtent quotidiennement les architectes de Dell
limiter le nombre de disques en fonction du
spécialisés dans les infrastructures de virtualisa-
nombre de machines virtuelles reposant sur un
tion et de stockage.
seul des membres du cluster, ou de la ferme de
l’infrastructure virtuelle. En effet, pour un
Pour répondre au besoin de réactivité en matière
volume donné, la charge en entrées/sorties sera
d’allocation et de respect de niveau de services,
imputable à un boot concurrent des machines
il convient en premier lieu de définir des
virtuelles hébergées sur un serveur hôte, et non
grappes de disques ou des éléments avec un
pas à l’intégralité des machines virtuelles figu-
potentiel d’entrées/sorties donné afin d’affecter
rant sur le volume.
les ressources de manière pertinente. On aboutit
logiquement au principe de préallocation de
➜
Volumétrie sous haute surveillance
ressources ou provisionning. Les administra-
teurs de l’infrastructure virtuelle iront alors
Dès lors que les besoins en performance du
répartir l’espace de stockage des machines
stockage sont établis, si l’on souhaite préserver
virtuelles sur les emplacements ad hoc.
la souplesse dans la génération d’environ-
nements virtuels, des règles s’imposent d’office
Deux choix de configuration du stockage se
dans la caractérisation des machines virtuelles
présentent suivant le niveau de délégation que
au niveau du stockage. Certaines machines vont
l’on souhaite donner aux administrateurs de
pouvoir se contenter des besoins en perfor-
l’environnement virtuel. Le premier consiste à
mance imposés par l’OS à la fois au niveau
arrêter la configuration à la définition de grappe
entrées/sorties et volumétrie.
avec certains niveaux de service, avec liberté
D’autres vont avoir des besoins spécifiques soit
pour les administrateurs de l’environnement
en matière de volumétrie (exemple : serveur de
virtuel d’effectuer le découpage. L’alternative
fichiers), soit en matière d’entrées/sorties
consiste à définir préalablement des volumes
(exemple : base de données fortement solli-
types sur chacun des différents niveaux de ser-
citée), qui ne cadreront pas avec les enveloppes
vice qui sont attribués à une machine à un
de base imposées par les entrées/sorties de
instant donné. Le choix s’effectuera en fonction
l’OS. Naturellement, ces spécificités vont
des contraintes organisationnelles existantes et
amener à prévoir un stockage supplémentaire
des compétences des équipes en place.
pour ces machines virtuelles, afin d’une part
d’assurer le service attendu tant en matière de
volumétrie que de performance ; et d’autre part
Des initiatives sont en cours d’implémentation
pour fournir une gestion du stockage à partir de
d’utiliser au mieux les ressources disponibles.
l’environnement virtuel Hyper-V, Virtual Device
A titre d’illustration, il serait économiquement
Service, ou son pendant vStorage chez VMware.
dommageable de consacrer des volumétries de
Néanmoins, leur implémentation reste à ce jour
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l
marginale et on a recours principalement au
en passe de simplifier ce processus. Cette répar-
mode commande des différentes baies de
tition automatique et optimisée des données est
stockage encapsulé dans des scripts pour
un des points forts des baies Dell EqualLogic.
déléguer les opérations de gestion du stockage.
Bien entendu, des problématiques plus spéci-
La souplesse apportée par la virtualisation ne
fiques amènent à devoir créer des typologies de
dispense pas d’une étude précise et rigoureuse
volumes différentes et une préallocation de
des besoins en matière de stockage et d’une sur-
telles ressources ne peut ainsi se faire de
veillance fine de leurs évolutions. Plus les appli-
manière optimale.
cations critiques et environnements spécifiques
seront virtualisés, plus leurs besoins seront à
prendre en compte et devront se traduire par
➜
Des baies optimisées
une gestion plus fine des ressources au niveau
La “demande de ressource stockage” ne peut
des équipements de stockage.
être complètement bannie du SI dès lors que
l’on systématise la virtualisation et qu’elle
adresse tout type d’environnement. Les progrès
En conséquence, il est plus que jamais essentiel
des baies, en matière de virtualisation et de
de choisir une solution de stockage qui puisse
dynamisme dans la localisation des données en
évoluer facilement et suivre l’évolution des
fonction des besoins constatés a posteriori, est
besoins des applications.
Petit lexique de la virtualisation de serveurs
Hyperviseur : plate-forme de virtualisation qui
indépendants. Au lieu de stocker les informa-
permet à plusieurs systèmes d’exploitation de
tions sur un seul disque important, on les
travailler sur une machine physique en même
mémorise sur plusieurs petites unités. Cela
temps. L’hyperviseur est un noyau hôte allégé
permet de répartir à plusieurs endroits des
et optimisé pour ne faire tourner que des
informations cruciales (des index par exem-
noyaux de système d’exploitation invités
ple), d’accélérer les accès aux données en
adaptés et optimisés pour tourner sur cette
pratiquant l’entrelacement des informations.
architecture spécifique, les OS invités ayant
La bande passante, la sécurité des entrées
conscience d’être virtualisés.
sorties sur disque sont ainsi améliorées.
IOPS (Input Output Operations Per Second) :
SAN (Storage Area Network) : réseau de
nombre d’opérations d’entrées sorties effec-
périphériques de stockage, reliés les uns aux
tuées par seconde. Un des facteurs de per-
autres par des canaux de type SCSI (Small
formance d’un environnement de serveurs.
Computer System Interface), SSA (Serial
Storage Architecture), ESCON (Enterprise
On demand : ce qui peut être fourni au gré
System Connection), ou Fibre Channel.
des besoins du système ou de l’utilisateur.
Dans le contexte de la virtualisation de
Taux de consolidation : nombre de machines
serveurs, “on demand” se réfère à la capacité
virtuelles que l’on pourra faire rentrer dans un
d’un administrateur à générer rapidement un
seul serveur physique.
nouveau serveur (voir page 15).
Virtualisation : techniques matérielles et/ou
Provisionning : allocation des ressources
logicielles faisant fonctionner sur une seule
éventuellement automatisée.
machine plusieurs systèmes d’exploitation
et/ou plusieurs applications, séparément les
RAID (Redundant Array of Independant
uns des autres, comme s’ils fonctionnaient
Disks) : grappe redondante de disques
sur des machines physiques distinctes.
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PARTIE 3 - MISE EN OEUVRE
l
Utilisation des snapshots sous Hyper-V
En développement ou en production, il serait intéressant de pouvoir réaliser
une image d’une machine virtuelle. C’est le rôle des snapshots. Dominique
Leong, Solution Architect, Dell France, explique leur fonctionnement.
Avant de basculer un projet en production, il est
En effet, chaque machine virtuelle comprend :
nécessaire de passer par une phase de tests
1. Un répertoire qui affiche le contenu d’un ou
assez intensive. Parfois, une série de mises à
de plusieurs disques virtuels (VHD) pouvant
jour ne remplit pas l’effet attendu et l’on aimerait
contenir un système d’exploitation, des applica-
remettre la machine virtuelle à l’état antérieur au
tions et des données.
test. Quel était-il précisément ? Si seulement on
2. Un répertoire Snapshots qui ne contient pas
l’avait mémorisé. Avec Hyper-V, ce problème est
de fichiers au début.
facilement résolu : il permet de prendre des
3. Un répertoire Virtual Machines contenant :
clichés (snapshots)
• Un fichier XML avec les définitions des VM
d’une machine virtuelle
(mémoire, disque, réseau).
en cours d’exécution. Et
• Un répertoire ayant pour nom le même GUID
l’on peut revenir facile-
(Globally Unique IDentifier) que le fichier XML
ment à un état antérieur.
comprenant d’une part un fichier VSV stockant
Comme on vient de le
les informations liées à l’état de la machine
montrer, les grands
virtuelle (état des registres processeur, Save
bénéficiaires de l’utilisa-
State) ; d’autre part un fichier binaire stockant
tion du snapshot sont
les informations liées à la mémoire de la
les environnements de
machine virtuelle (dump de la mémoire).
développement et de
test. Par exemple, un
Tout changement effectué sur la machine
Dominique Leong
Solution Architect
administrateur peut
virtuelle (OS, applications, données, etc.)
Dell France
prendre un snapshot de
n’ayant pas de snapshot est stocké dans le
machine virtuelle avant
fichier VHD. L’information sur l’état de la
d’appliquer des mises à jour. Si les tests sont
machine virtuelle est alors stockée dans les
concluants, les changements sont fusionnés. Si
fichiers VSV et BIN.
une mise à jour pose des problèmes, l’état
précédent peut rapidement être restauré.
La saisie du cliché de la machine virtuelle est
Il serait tentant d’appliquer les mêmes principes
réalisée à travers les étapes suivantes (voir
à un environnement de production. Après avoir
schéma ci-contre) :
décrit le fonctionnement des snapshots,
essayons d’en comprendre les contraintes dans
1. L’exécution de la machine virtuelle est sus-
un environnement de production.
pendue (Paused) ; on conserve en mémoire
tous les états de l’ordinateur virtuel.
2. Un ou plusieurs disques différentiels sont
➜
Fonctionnement des snapshots
créés (Extension AVHD).
Précisons d’emblée qu’il n’y a aucune différence
3. Une copie de la configuration de la machine
entre le snapshot Hyper-V et le point de contrôle
virtuelle est effectuée.
(Checkpoint) de SCVMM, si la machine hôte est
4. Les entrées/sorties sont alors redirigées vers
un serveur Windows 2008 Hyper-V.
le nouveau disque AVHD.
Lorsqu’on gère des points de contrôle de
5. La machine virtuelle prend l’état «Resumed».
SCVMM (System Center Virtual Machine
6. Le contenu de la mémoire de la machine
Manager), on peut voir les snapshots dans
virtuelle est sauvegardé.
Hyper-V et réciproquement.
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Si la machine virtuelle est éteinte lors du snap-
de sauvegarde. Par ailleurs, le redémarrage
shot, le processus se déroulera comme suit :
d’une machine virtuelle peut être long après
1. Deux répertoires sont créés : un répertoire
l’intégration des changements. Ce temps est
VM GUID contiendra les fichiers AVHD et un
fonction de la taille du disque AVHD.
répertoire avec un nouveau GUID contenant
Les snapshots constituent une sauvegarde
l’image de la mémoire de la machine virtuelle.
temporaire si l’on doit restaurer un ordinateur
2. Une copie du fichier de configuration XML est
virtuel à un état précédent après une modifica-
effectuée.
tion, telle qu’une mise à jour du système ou
3. Un nouveau fichier AVHD est créé.
d’une application. Toutefois, on ne doit pas
4. Le fichier de configuration XML est mis à
utiliser les snapshots comme un système de
jour. Le pointeur indique le dernier AVHD
sauvegarde permanente du système d’exploita-
comme disque courant VHD.
tion, des applications ou des fichiers.
➜
Quelques recommandations
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Gestion des snapshots
Enfin, l’utilisation de la technique du snapshot
Une fois le snapshot réalisé, on l’utilise pour
ne peut se faire sans quelques recommanda-
revenir en arrière ou valider des changements et
tions d’usage.
les intégrer dans le fichier VHD initial. On peut
appliquer des commandes spécifiques.
• Il ne faut pas réaliser de snapshot en produc-
• Apply : supprime tous les changements réa-
tion sur un serveur ayant le rôle de contrôleur
lisés dans le disque AVHD. C’est donc un retour
de domaine. Ceci ne pose pas de problème par-
en arrière.
ticulier en environnement de test si c’est le seul
• Delete Snapshot : intègre tous les change-
contrôleur de domaine.
ments dans le disque VHD.
Pour plus d’informations à ce sujet :
Le fichier AVHD est supprimé après que celui-ci
http://www.guvirt.org/dsi-et-architecture/33-
a été réintégré dans le disque VHD de référence
architecture/13-virtualisation-de-active-directo-
(ou le précédent AVHD) lors du redémarrage de
ry-best-practices.html.
la machine virtuelle.
• Delete Snapshot Subtree : réintégration de
• Il ne faut pas convertir, étendre ou rétrécir un
tous les AVHD de la branche dans le VHD.
disque virtuel contenant des snapshots ; cela
On prendra garde à ne pas intervertir les com-
provoque une corruption des données.
mandes Apply et Delete, dont les noms peuvent
prêter à confusion.
• Utiliser le mémo Temps-Action pour nommer
les snapshots. Exemple : Avant-PatchSP2
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Snapshots en production
En contexte de production, il est conseillé d’u-
• Attention aux exports “Online” des snapshots :
tiliser le snapshot avec parcimonie. Ce dernier
ils sont liés à la configuration matérielle du
ne se substitue en aucun cas à une procédure
serveur.
Un livre blanc
Benchmark Group
réalisé pour
Dell
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Ce livre blanc a été réalisé en janvier 2009 par Benchmark Group
cabinet d'études, organisme de formation professionnelle et éditeur du Journal du Net
(E-business, Economie, Management, Solutions, Développeurs)
www.benchmark.fr - www.journaldunet.com
Ce livre blanc est publié en partenariat avec Dell
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